Faire entrer ou sortir des informations issues du monde réel sur les blockchains est un problème épineux auquel réfléchissent les spécialistes depuis un certain temps. Dans un contexte où la décentralisation, la fiabilité et la sécurité doivent être maintenues en permanence, Chainlink (Link) apporte une réponse pertinente et est déjà parvenu à prouver que cette difficulté peut être contrée. C’est pourquoi des acteurs aussi réputés que Google, SWIFT, Barclays, cinq autres banques et plusieurs organisations n’ont pas attendu pour manifester leur intérêt malgré que cette initiative n’en soit qu’à ses débuts.


Notre guide Chainlink lève le voile et vous explique tout sur ce projet fascinant.

 

Présentation et définition de la cryptomonnaie Chainlink

 

Fondé par Sergey Nazarov et Steve Ellis, Chainlink (Link) a levé 32 millions de dollars lors de son ICO, pour un total de 1 milliard de Tokens Link. Cependant, le système n’a réellement été lancé qu’en mai 2019 sur le mainnet d’Ethereum.
 

Ce qui rend Chainlink si différent des autres projets cryptographiques, c’est le fait qu’il crée une passerelle stable, minimisant les risques d’échec ou les brèches de sécurité que les oracles peuvent rencontrer. En tissant un réseau d’oracles décentralisés opérant 24 h/24, il permet de fournir des informations précises et résiste aux tentatives de manipulation potentielles. Chainlink (Link) apporte ainsi davantage de pertinence à la technologie blockchain pour de très nombreuses applications.

 

Qu’est-ce qu’un système d’oracles ?

 

L’un des principaux problèmes des smart contracts est leur impossibilité à accéder à des données du monde réel pour confirmer ou infirmer les questions qu’ils renferment. Par exemple, imaginons que deux utilisateurs aient mis des tokens en séquestre dans un smart contract pour que ces derniers soient libérés à l’issue d’un match de hockey. Chaque individu aurait bloqué trois tokens et placé un pari sur son équipe favorite. Une fois le match terminé, l’un des deux participants recevrait ses propres tokens, plus ceux de l’autre personne (moins les éventuels frais associés à l’opération). Le problème se situe au niveau du smart contract, qui n’a directement accès ni aux résultats du match, ni à quelque autre information hors chaîne sans créer une vulnérabilité.


Un oracle est une entité fiable auprès de laquelle les smart contracts peuvent se procurer les réponses dont ils ont besoin. Ils tiennent leur nom des oracles de la Grèce antique, utilisés par ceux pour qui la divination semblait être la source d’information la plus éprouvée pour obtenir les réponses qu’ils cherchaient.


Le système d’oracles décentralisés de Chainlink constitue une amélioration par rapport à la génération précédente de data feeds (ou flux de données) en utilisant des trusted execution environments (ou environnements à exécution fiable) pour sécuriser les échanges. L’organisation a acquis ces derniers lorsqu’elle a racheté une startup du nom de TownCrier. Chainlink (Link) s’appuie également sur un équipement spécialisé. Ceci permet à des informations issues du monde réel (ou même à de l’argent) d’être injectées dans une blockchain via Chainlink. Les interactions entre Chainlink et SWIFT, par exemple, créent une jonction solide entre les deux mondes et minimisent les points d’échec potentiels.

 

Comment fonctionne Chainlink (Link) ?

 

L’utilisation du réseau d’oracles décentralisés Chainlink (Link) requiert l’installation du logiciel ChainLink Core, qui coordonne les tâches entre les oracles et communique avec la blockchain Ethereum.


Le token Chainlink, LINK, est employé par les oracles qui veulent rendre des données disponibles pour des smart contracts. Ils se servent de cette crypto-monnaie comme enjeu pour placer des offres sur les informations qu’ils souhaitent proposer aux acheteurs dont émanent les requêtes. Cela signifie que, dans l’éventualité d’une inconduite, les tokens placés en séquestre peuvent être conservés en guise de pénalité. Les oracles sélectionnés apportent à la blockchain les réponses promises, pour lesquelles ils reçoivent une compensation. Fournir des informations fausses ne contribuerait qu’à leur faire perdre leur offre et à ne pas être payés. La validité des données est vérifiée par recoupement. Les acheteurs peuvent aussi laisser un avis sur les oracles et indiquer si les informations obtenues proviennent de sources faisant autorité.


Ces mesures sont l’un des principaux avantages du Chainlink et garantissent que les sources sont de confiance et les données infalsifiables, puisque l’incitation à effectuer les tâches correctement est très forte.

 

Pourquoi utiliser Chainlink ?

 

Originellement un service lié à Ethereum, Chainlink (Link) est désormais disponible sur une variété de blockchains, y compris Hyperledger et, bien entendu, Bitcoin. En regroupant les oracles sous la forme d’un réseau, ce middleware de blockchain supprime le fossé existant entre les smart contracts à travers plusieurs blockchains et les informations dont elles ont besoin pour fonctionner.


Selon les fondateurs de Chainlink, les smart contracts pourraient un jour remplacer le recours aux documents contractuels légaux tels que nous les connaissons, à condition qu’ils soient capables de communiquer avec des systèmes externes. Comme certains oracles peuvent même être notariés pour apporter un degré de vérification optimal aux données, il s’agirait d’ailleurs d’une solution potentiellement plus sécurisée que ce que nous avons actuellement en place. Cela permettrait aux données de marché, aux données statistiques, aux interfaces de programmation web (web APIs), aux systèmes backend, aux transactions bancaires et de détail et bien plus encore de ne plus simplement coexister, mais d’interagir de manière constructive.


Relier des smart contracts au monde extérieur pourrait métamorphoser les systèmes existants en leur offrant la possibilité de bénéficier de la décentralisation et de la technologie blockchain. Bien que tout cela ne soit toujours que très théorique — ce qui constitue l’un des inconvénients de Chainlink — et, par conséquent, qu’il reste à voir si le système sera universellement adopté, ses promesses sont tout à fait tangibles.

 

Comment acheter des Chainlink (Link) sur Bitit ?

 

L’actualité Chainlink en a donc convaincu beaucoup d’investir dans ce système en achetant des tokens Link, soit pour les conserver, soit pour participer aux échanges sur le réseau. La crypto-monnaie de Chainlink est un token ERC766 — très proche dans ses fonctions des tokens ERC-20 — et assure le payload des données pour chaque transfert.


Les traders peuvent se procurer du LINK en passant par les exchanges les plus connus, mais ces derniers prennent rarement en considération les besoins des investisseurs à la recherche de davantage de simplicité. Heureusement, Chainlink (Link) est également disponible sur Bitit. Une plateforme facile à utiliser vous permet de déterminer en un seul coup d’œil combien de tokens Link vous pouvez obtenir pour le montant de votre choix dans votre propre monnaie.


Pour accéder à ce dashboard, il n’est même pas nécessaire de créer un compte ! Mais vous voudrez sans doute le faire si vous souhaitez effectuer un achat. Quelques étapes peu compliquées suffisent pour vous identifier et acheter des LINK comme si vous vous trouviez sur n’importe quel site de e-commerce, en plaçant des articles dans votre panier avant de passer au paiement.


Quelques minutes plus tard, vos tokens sont envoyés directement vers votre portefeuille, que vous devez sélectionner avec attention.

 

Comment stocker des Chainlink (Link) ?

 

Choisir un e-wallet pour vos Chainlink (Link) est très important, car il en va de la sécurité de vos tokens, et ce, que vous souhaitiez les utiliser sur le réseau ou non. Il existe diverses options pour conserver vos altcoins en toute sureté. En effet, n’importe quel wallet compatible avec les tokens ERC-20 vous apportera la compatibilité nécessaire.


Cela signifie que les portefeuilles Ethereum les plus réputés comme MyCrypto ou MyEtherWallet (MEW) constituent d’excellents choix si vous préférez employer une solution mobile ou logicielle. Il n’est cependant pas recommandé de stocker de grandes quantités d’actifs crypto sur ces wallets en ligne.


La meilleure approche pour vous assurer que vos tokens ne sont pas en danger consiste à les stocker loin de tout appareil connecté en optant pour un portefeuille de type hardware. Le Ledger Nano S ou X sont de bonnes alternatives, de même que le Trezor. Ils permettent de conserver un volume significatif de Link en toute sécurité.


L’idée novatrice de récompenser les fournisseurs de données d’une manière similaire à celle dont les mineurs de crypto-monnaie reçoivent généralement leurs commissions représente sans aucun doute une incitation supplémentaire par rapport au fonctionnement habituel des oracles. Chainlink (Link) offre aux entreprises ainsi qu’aux institutions financières une solution puissante pour les aider à adopter les smart contracts et à embrasser la décentralisation. Cela leur permettrait également de tirer parti de la confiance et de l’immutabilité qui l’accompagnent sans avoir à créer de systèmes ou de réseaux individuels. Seul le temps nous dira si suffisamment d’organisations, de partenaires et d’opérateurs soutiendront le système et amélioreront la robustesse de sa valeur.